La directrice générale ad intérim de l’Agence nationale de lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et petite fille (AVIFEM), Cécile Tshibanda Lepira, a prôné, lors du 9ème Forum national sur le Genre qui se tient dans la ville de Kalemie, capitale de la province du Tanganyika, la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

Organisé sous le thème central : « L’autonomisation de la femme : bilan des avancées, défis et perspectives », cette rencontre de premier plan réunit les décideurs du secteur du Genre.

Dans son intervention, la directrice générale a.i. de l’AVIFEM a jeté une lumière crue sur les avancées et les exigences de la lutte contre les VBG en République Démocratique du Congo.

Né de la volonté de convertir les grandes déclarations politiques en actes mesurables en faveur des droits des femmes, ce Forum national offre un espace d’évaluation crucial. Dès l’ouverture, le ton a été donné par la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama.

Dans son allocution, elle a convié les participants à un exercice de vérité : évaluer sans complaisance les progrès accomplis depuis la création de ce cadre de concertation en 2015, tout en insistant sur les disparités et les insuffisances persistantes d’une province à une autre.

Ces travaux sont menés sous le regard des autorités locales, et rehaussés par la présence active du gouverneur de la province du Tanganyika, Christian Kitungua Muteba, témoignant de l’implication de l’exécutif provincial dans cette dynamique de transformation sociale.

L’AVIFEM en première ligne : bilan des acquis et mécanismes de protection

Il sied de souligner que la DG a.i. de l’AVIFEM, Cécile Tshibanda, a captivé l’auditoire en dressant un panorama des acquis enregistrés dans le pays face aux fléaux des VBG, tout en détaillant l’architecture des mécanismes nationaux et internationaux de prévention, de protection et d’accompagnement des survivantes.

Au cœur de son plaidoyer, Cécile Tshibanda a insisté avec force sur l’impératif du système de référencement des survivantes : ce dispositif technique et opérationnel, selon elle, s’avère indispensable pour garantir une orientation fluide et rapide vers les services appropriés.

« Qu’il s’agisse d’une prise en charge médicale d’urgence, d’un soutien psychosocial, ou d’un accompagnement juridique et judiciaire, chaque maillon de la chaîne doit répondre présent. L’heure n’est plus seulement au constat, mais à la consolidation d’une synergie d’action multisectorielle et rigoureusement coordonnée », a-t-elle martelé.

Elle a tenu, par ailleurs, à réitérer l’engagement indéfectible de l’AVIFEM consistant à accentuer la coordination de l’ensemble des acteurs étatiques et non-étatiques, et à promouvoir une réponse multisectorielle efficace.

À l’issue de ces assises de Kalemie, l’espoir d’un maillage territorial plus protecteur et d’une autonomisation féminine ancrée dans la réalité des provinces se dessine, rappelant que la stabilité et le développement durable de la RDC passent nécessairement par la dignité et la sécurité de ses femmes et de ses filles.

Signalons que cette 9ème édition du Forum national des ministres et chefs de division provinciaux en charge du Genre est placée sous le signe de l’action et de la redevabilité.

Serge Musene