La 12ème édition du Forum international des élites féminines (FIEF – RDC 2026) organisée sous les Thèmes : ’’ Intelligence artificielle et inclusion numérique, entrepreneuriat féminin, santé sexuelle et reproductive, lutte contre les VBG et masculinité positive ’’, s’est clôturée, ce dimanche 11 octobre, en devenant le point de départ pour les actions concrètes en faveur de chaque fille congolaise et africaine.

À cette occasion, l’agenda prévoyait des discours, la lecture du rapport de synthèse et des recommandations découlant des travaux du Forum, et la célébration dans le même temps de la Journée internationale de la jeune fille dont la date a coïncidé avec celle de la clôture du 12ème FIEF de Kinshasa.

La secrétaire générale au Genre, famille et enfant, Esther Kamwanya, première à intervenir, a centré son discours sur la commémoration internationale de la jeune fille, qui pour elle, constituait un moment privilégié de réflexion, de sensibilisation et de mobilisation collective en faveur des droits des filles :

’’ Elle nous offre l’opportunité de réaffirmer notre attachement au principe d’égalité, de justice sociale et du respect de la dignité humaine tout en renouvelant notre engagement de promouvoir un environnement où chaque fille peut grandir en sécurité, s’épanouir pleinement et réaliser ses ambitions. ’’

Se référant au thème national de cette Journée, notamment ’’ Investir dans les droits des filles pour mettre fin au mariage des enfants ’’, Esther Kamwanya a pointé le mariage des enfants comme une violation grave des droits fondamentaux de la fille.

D’où son appel : ’’ Ensemble nous avons la responsabilité de bâtir un avenir où chaque fille pourra grandir librement, poursuivre ses études, exprimer ses talents et contribuer pleinement au développement de notre nation. À vous, chères jeunes filles : croyez en vos capacités, osez rêver grand, persévérez dans vos ambitions. ’’

Bien après la secrétaire générale au Genre, famille et enfant, Esther Kamwanya, c’était le tour d’Éminence Bakumbana, la représentante de la société civile congolaise qui a déroulé à son tour un speech toujours aux couleurs de la Journée internationale de la jeune fille.

Pour elle, il n’était pas question de célébrer uniquement la jeune fille. Le moment était propice pour que chacun se rappelle de sa responsabilité, car à l’en croire, le thème national de la Journée, a interpellé sur une réalité préoccupante qui brise le rêve et le potentiel. Et Éminence Bakumbana de proposer la solution durable : 

’’ Pour mettre fin au mariage des enfants, nous devons investir concrètement dans les droits des filles. Cela signifie, garantir leur accès à une éducation de qualité, soutenir les familles vulnérables, renforcer leur protection contre les violences et leur assurer l’accès des services de santé adaptés.’’

Quant à la représentante adjointe de l’UNICEF, Mirriam Sila, elle a mis en avant les possibilités qu’on peut offrir à une fille, susceptibles de transformer son avenir : ’’ Ce que je souhaite pour mes filles, je devrais le vouloir avec la même conviction pour chaque fille de la République Démocratique du Congo ’’, a-t-elle soutenu.

Elle a par la suite précisé que le thème national de la Journée internationale de la jeune fille, faisait office à un appel à l’action, à la responsabilité et à des résultats concrètes. Ce qui a justifié son soutien à l’engagement du gouvernement congolais en faveur des droits de la protection et de l’autonomisation des femmes et des filles, levier essentiel pour faire avancer de manière concrète l’agenda national de la jeune en RDC.

Le discours de la ministre du Genre, famille et enfant,  Micheline Ombae Kalama  a abordé la célébration de la Journée internationale de la jeune fille et la fin de la 12ème édition du FIEF organisée à Kinshasa.

D’entrée de jeu, la ministre Micheline Ombae a vu dans la commémoration de la Journée internationale de la jeune fille, un rendez-vous avec l’histoire, un appel à la responsabilité et une invitation à transformer les engagements en actes. 

Étant donné que pour elle : 

’’ Une nation ne se mesure pas seulement à l’immensité de ses richesses, mais également par la manière dont elle protège ses enfants, respecte ses filles et prépare leur avenir. ’’

Poursuivant son discours, Micheline Ombae a mentionné le message lancé par les jeunes filles : 

’’ Elles ne demandent pas des promesses supplémentaires. Elles attendent des décisions courageuses, la protection effective et des opportunités réelles qui doivent provenir de gouvernements africains.

Et de souligner qu’à travers le 12ème FIEF de Kinshasa, cet appel a pris une dimension particulière. La ministre du Genre, famille et enfant de la RDC, a profité de l’aubaine pour manifester la fierté de la RDC pour avoir organisé le FIEF, qui selon elle, est devenu désormais : ’’ Le point de départ pour des actions concrètes. ’’

Micheline Ombae a démontré par des chiffres, – pour prouver la volonté du Président Félix-Antoine Tshisekedi et du gouvernement dirigé par Judith Suminwa de protéger la jeune fille congolaise – , les progrès enregistrés à ce sujet avec une baisse du taux de mariage des enfants de 37 % il y a quelques années à 19 %. 

La lutte contre le mariage des enfants n’étant pas à sa fin, la ministre Micheline Ombae a suggéré de ne pas se limiter à mener le combat par des textes et des lois. Exigeant de facto que le combat contre le mariage des enfants, puisse s’attaquer en plus, aux causes profondes, particulièrement la pauvreté, les inégalités, la dépendance économique et la recherche de la paix.

’’ Ensemble protégeons la fille. Ensemble investissons dans ses droits. Ensemble mettons fin au mariage des enfants pour faire de la RDC, en particulier, de l’Afrique en général, des terres où chaque fille sera libre, respectée et protégée afin de contribuer pleinement à la prospérité ’’, a-t-elle conclu.

Pour rappel, la République Démocratique du Congo a accueilli pour la première fois de son histoire, le Forum international des élites féminines (FIEF). 400 participantes et participants issus de 17 pays africains y ont pris part. 

Sans oublier le pays hôte, la RDC, qui a été représentée par sa Première ministre Judith Suminwa Tuluka, et des femmes leaders, y compris des jeunes filles, venues de toutes les 26 provinces.

Placé sous le haut patronage de la Première ministre Judith Suminwa et du leadership de la Ministre du Genre, famille et enfant Micheline Ombae Kalama, le 12ème FIEF de Kinshasa s’était érigé comme une plate-forme de dialogue, de renforcement des capacités, du réseautage et de plaidoyer en faveur de l’autonomisation des femmes et des jeunes filles africaines.

Christelle Mpongo