Elles ont bénéficié d’un clin d’œil sans impact positif ce jeudi 15 octobre, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des femmes rurales :
Mauvaises conditions de travail, difficultés qu’elles rencontrent au quotidien dans l’acheminement des produits agricoles, manque de financements et autres, ont fait l’objet des reportages dans la presse et des thèmes des cérémonies officielles sans apporter des solutions concrètes.
Les femmes rurales. Il s’agit d’elles. Elles jouent un rôle majeur dans la sécurité alimentaire, la nutrition et le développement durable à travers leur travail champêtre généralement réalisé dans les périphéries ou villages. À vrai dire, ces courageuses femmes nourrissent les villes, entre autres.
En République Démocratique du Congo, la ville capitale Kinshasa vit des produits horticoles, fruits de la culture de la terre des femmes maraîchères ou rurales. Les marchés, supermarchés ou supérettes sont toujours inondés quotidiennement des tomates, aubergines, carottes, oignons, ciboulettes, feuilles de manioc, gombos, feuilles d’amarante, oseille de Guinée, feuilles de patate douce. La liste n’est pas exhaustive.

Sans contredit, les femmes rurales contribuent à la survie et au maintien de la population Kinoise estimée à ce jour, par certaines études, à près de 20 millions d’habitants. Combien ces femmes sont importantes.
Cependant, à en croire plusieurs sources crédibles, les femmes rurales Kinoises cultivent la terre dans des mauvaises conditions. Si la MONUSCO a mis en avant l’insécurité comme difficulté principale qui rend la tâche pénible aux femmes rurales de la province de l’Ituri, à Kinshasa, la réalité est autre.
Les femmes rurales de Kinshasa ont un accès limité aux financements et aux intrants agricoles, notamment, les semences, les engrais et les équipements. Elles manquent des moyens pour acheminer les récoltes ou les conserver. Les routes qui mènent vers leurs champs sont en mauvais état.
Elles marchent pendant des longues distances pour rejoindre leurs cultures. Il y a certaines qui payent les taxis, les bus, les taxis – motos pour l’acheminement des récoltes dans la ville, d’autres marchent en transportant leurs produits sur la tête.
Elles font face également à un accès difficile aux différents marchés ou supermarchés, aux prix instables et à un faible revenu. Il faut ajouter à cela les inondations perpétuelles de la ville de Kinshasa, le manque d’accompagnement technique et de formations y relatives empêchant du coup l’amélioration de la productivité.
Il sied de souligner que ce tableau peu reluisant de la situation globale liée au travail des femmes rurales de Kinshasa, est connu suffisamment par les autorités provinciales et nationales des secteurs de l’agriculture et du développement rural, et n’a jamais trouvé une issue favorable.
Année après année, cette situation reste toujours la même. Il relève de noter que même les plaidoyers initiés par certaines associations qui réunissent les femmes rurales ne produisent pas des résultats escomptés.

D’où cet appel vibrant au ministre d’État, ministre de l’Agriculture et sécurité alimentaire Muhindo Nzangi Butondo et au ministre du Développement rural Grégoire Mutshail Mutomb, afin qu’ils mettent fin aux souffrances des femmes rurales.
Elles méritent des subventions financières, matérielles, infrastructurelles et autres pour améliorer leur productivité. Elles méritent de travailler dans des bonnes conditions, étant donné qu’elles contribuent à la survie et au maintien des communautés. Ne pas le faire, constitue un manquement grave de responsabilité.
En attendant, bon vent aux femmes rurales ou maraîchères. À la lumière de votre remarquable contribution dans la vie des populations, recevez cette bonne note : vous êtes des véritables femmes leaders.
Alain-Prince Eale




