Dans le cadre du projet « Amplifier la voix de la femme et de la jeune fille », Journalistes pour les droits, JDH, a organisé un atelier de formation à l’intention des professionnels des médias afin de renforcer leurs connaissances sur les droits humains et la collecte des données sensibles au genre.
Selon la facilitatrice de cette activité, Lucie Ngusi, cette première rencontre se voulait avant tout une prise de contact avec les professionnels des médias. Le choix de commencer par les fondements des droits humains et la prise en compte du genre répond à la nécessité de mieux outiller les journalistes face aux réalités sociales en République démocratique du Congo.
Elle souligne que la question du genre ne consiste pas à privilégier les femmes au détriment des autres problématiques sociétales. Il s’agit plutôt de prendre en considération les rôles attribués aux femmes et aux hommes dans la société, ainsi que les inégalités qui peuvent en découler.
L’initiative part également d’un constat : bien que les femmes soient présentes dans les rédactions, elles n’ont pas toujours les mêmes occasions de faire entendre leur voix et de s’affirmer professionnellement.
À l’issue de cette formation, les organisateurs attendent des journalistes qu’ils mettent en pratique les connaissances acquises dans leurs différents organes de presse. Qu’ils travaillent pour la presse écrite, la radio ou la télévision, ils sont appelés à intégrer les droits humains et la dimension de genre dans la collecte des informations, la réalisation des reportages et le traitement journalistique.
L’objectif est de promouvoir un journalisme plus attentif aux réalités vécues par les femmes et les jeunes filles, tout en respectant les principes fondamentaux des droits humains.





